Protéger naturellement le patrimoine arboré face aux ravageurs
Le changement climatique et les nombreux déplacements d’espèces entomofaunes favorisent l’émergence de nouveaux ravageurs. Face à ces problématiques et à l’accroissement des règlementations relatives aux produits phytopharmaceutiques, nous devons intégrer la notion de durabilité dans notre lutte contre les organismes phytopathogènes.
Ainsi, nous adoptons une lutte intégrée. Il s’agit d’une combinaison de stratégies pour prévenir l’apparition et contrôler les organismes nuisibles. C’est donc une approche durable et respectueuse pour sauvegarder le patrimoine arboré face aux ravageurs.
La lutte intégrée se déroule en quatre phases : la prévention, la surveillance, la lutte et l’évaluation de l’efficacité.
La prévention consiste en la veille des nouveaux pathogènes entrants sur le territoire. Pour cela, notre bureau d’études peut compter sur nos partenaires institutionnels tels que la Fredon et la DRAAF. Nous utilisons également la bibliographie disponible sur les sites Internet spécialisés. Nous pouvons ainsi
déterminer les périodes du cycle biologiques favorables à la lutte contre ces ravageurs et les méthodes les plus efficaces pour maîtriser les populations.
La prophylaxie permet, au-delà de la prévention, de surveiller les populations grâce à des méthodes comme le monitoring ou les traitements préventifs ayant pour objectif de défavoriser l’apparition de ces individus.
Depuis la mise en application de la loi Labbe, l’utilisation de produits phytosanitaires dans les lieux publics est très limité, voire sur certains sites, impossible. Ainsi, nous utilisons des méthodes de lutte mécanique (pièges), biologique (phéromones, Bacillus thuringiensis kurstaki) et de biocontrôle (auxiliaires, nématodes). C’est grâce à la pluralité des protocoles d’intervention que nous pouvons réduire la pression des ravageurs sur le patrimoine arboré.
Des phases de monitoring, réalisées à la suite des interventions, permettent d’évaluer l’efficacité des protocoles et de les ajuster si besoin.
La lutte intégrée nous permet donc de nous soustraire des substances chimiques et d’apporter une réponse adaptée et durable à la lutte contre les ravageurs.